
“ Ce regard était effrayant. On aurait dit que sans cesse il scrutait en nous le relief d’une existence que nous voulions cesser d’espérer. Je me suis souvent demandé ce qu’aurait été l’écoulement de notre temps si il n’avait pas été là. Il fixait sans rien attendre, nous seuls attendions de pouvoir le soutenir. Certains, beaucoup même, finir par prétendre qu’il ne regardait rien. Ce regard, peut être n’était-il ici que pour nous faire sentir un peu de notre masse, un peu de cette notion de matière qui dramatise notre existence.”
R.L